Santé travail: DES EXPERTS, DES SOLUTIONS !

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Les relations au travail

Après des études supérieures en psychologie du travail (Master II), Elina Rouet a travaillé durant cinq ans, en cabinet privé, dans l’orientation et l’insertion professionnelle des jeunes et des adultes, avant de mettre ses compétences au service de l’ASTIL, depuis près de quatre ans.

« Mon intervention est toujours validée par le médecin du travail qui suit l’entreprise. J’ai deux types de prestation. Je peux recevoir en consultation un salarié à titre individuel, pour une problématique de souffrance au travail. J’explique toujours le cadre de ma consultation, car je n’interviens pas sur des difficultés, troubles ou maladies à caractère personnel. Dans ce dernier cas, j’oriente le salarié vers un professionnel en libéral.

Je peux aussi mener des actions collectives. Par exemple, suite à un entretien individuel, dans le respect de l’anonymat, avec l’accord du salarié je peux aller en entreprise, pour accompagner l’employeur et le salarié. Il m’arrive d’intervenir sur des problématiques de gestions de conflit, voire des situations de harcèlement moral ou sexuel. Je peux intervenir sur les relations entre deux salariés, les relations entre le manager et son équipe, la sensibilisation des managers, des équipes et des directions.

Je peux également intervenir pour l’évaluation des RPS dans le cadre de l’actualisation du Document unique. Nous menons aussi des accompagnements pour le développement de la Qualité de vie au travail. Ceci s’inscrit alors dans le temps, avec une démarche par étapes, concertée avec l’entreprise.

Le service de santé au travail est là pour aider le collectif de travail. Nous ne faisons donc pas « à la place de » l’entreprise. Nous l’accompagnons dans sa démarche de santé au travail. Notre but est de rendre l’entreprise autonome, en lui apportant méthodologies et outils, en fonction de ses besoins, quelles que soient sa taille et son activité. Nous assurons également le suivi.  Tout se passe en concertation étroite avec la direction, les salariés et leurs représentants. L’investissement de la direction et sa confiance sont indispensables pour réussir. Notre neutralité est aussi gage de réussite ».

Elina Rouet,
psychologue du travail, ASTIL 62
Santé au travail de Calais-Boulogne-Le Touquet

La sécurité au travail

Après l’obtention d’un master en Santé sécurité environnement (spécialité sécurité industrielle), Séverine Lesne a travaillé plusieurs années en industrie avant de rejoindre l’AISMT depuis 5 ans.
Après des études d’ingénieur en QHSE, Christophe Pinchon a travaillé 20 ans pour l’industrie chimique et pétrolière, le bâtiment et l’automobile, la sureté des installations nucléaires. Il a rejoint l’AISMT depuis près de 8 ans.


« Nous apportons à nos adhérents une aide pour l’approche règlementaire des différents risques au travail. Cela se fait dans une relation de coaching continu, au sein de laquelle nous connaissons et suivons étroitement l’entreprise, dans le respect du secret professionnel. Lors de nos visites, nous identifions les besoins de l’entreprise, grâce à un échange interactif « questionsréponses ». Nous pouvons avoir une intervention ponctuelle, en réponse à une question précise. Nous avons très souvent des suivis au long cours, car les besoins de l’entreprise évoluent en permanence. Surtout quand elle s’engage dans une démarche progressive et continue en santé et sécurité au travail.

Nous intervenons essentiellement dans des TPE et des PME. Notre rôle alors est de mettre en capacité l’entreprise, en assurant du transfert de savoirs et de compétences. Nous lui permettons de gagner du temps ! Nous travaillons à la demande et en étroite collaboration avec les médecins mais aussi avec l'ensemble de l'équipe pluridisciplinaire. Nous mettons l’entreprise en liaison avec d’autres partenaires, si cela est nécessaire. Par exemple, pour le risque chimique, nous travaillons régulièrement avec la Carsat.

En partant de la réponse à une question précise, nous pouvons avoir un effet de « levier » pour aller plus loin. L’entreprise intègre alors progressivement la prévention dans ses orientations stratégiques et son management. Elle élabore et actualise ses plans d’actions, avec notre expertise. Nous lui permettons de gagner en efficacité !

L’entreprise idéale est l’entreprise volontaire, qui a conscience de ses forces et de ses faiblesses, tout en étant dans une dynamique d’améliorations continues. Le chef d’entreprise doit être « moteur » dans cette dynamique ; le management et la maîtrise l’ont alors compris et deviennent alors « courroies de transmission ». La parole est libérée, à tous les niveaux, car la confiance est instaurée. L’entreprise a alors acquis une culture de la prévention. En protégeant ses salariés et en ayant, par exemple, moins d’imprévus en production ou sur les chantiers, l’entreprise s’y retrouve aussi sur le plan économique. Le service de santé au travail, de par ses compétences, est un conseiller précieux de l’entreprise. Nous travaillons à la demande et en étroite collaboration avec les médecins mais aussi avec l'ensemble de l'équipe pluridisciplinaire. »

Séverine Lesne, ingénieur HSE
et Christophe Pinchon, ingénieur HSE (Hygiène sécurité et environnement),
AISMT Cambrai
Santé au travail du Cambrésis

Ingénierie sociale

Après 10 ans dans le commercial, Valérie Clerfayt a obtenu le DE Assistant de service social. Après une expérience auprès d’enfants en situation de handicap en Institut médico-éducatif, elle a intégré à mi-temps l’ASTAV depuis cinq ans. Son autre mi-temps est consacré aux patients d’un centre de réadaptation.


« J’apporte aux salariés et à leurs entreprises une expertise sociale, en liaison étroite avec le médecin du travail, dans le respect de la confidentialité et du secret professionnel. Les salariés qui me consultent traversent des situations très différentes : surendettement, handicap et emploi, rôle d’aidant familial et activité professionnelle, reprise du travail après arrêt prolongé, situation de deuil ou de divorce, etc. Ces situations impactent leur santé et leur vie au travail.

Les dispositifs sociaux sont nombreux mais peu connus. Et chacun « y va à reculons ». Je les informe à titre individuel. Et, surtout, je les oriente. Par exemple, il faut souvent du temps à un salarié pour concevoir le statut de travailleur en situation de handicap. Pourtant, c’est parfois salvateur pour lui et son emploi ! Il faut que l’employeur le comprenne aussi. Quand un conjoint ou un parent est en perte d’autonomie, il est important de ne pas s’isoler, de connaître les dispositifs d’aides et d’y avoir accès. Cela peut résoudre des problèmes d’absentéisme et concourir au mieux-être au travail. J’interviens quand il y a un impact en termes de santé au travail. C’est le cadre d’intervention du conseil social en service santé travail.

L’idéal est d’intervenir quand le salarié n’est pas dépassé par la situation. En cas de reprise après un arrêt prolongé, il est capital d’anticiper. C’est essentiel. C’est alors un travail d’équipe avec le médecin du travail et ses collaborateurs, en liaison avec de nombreux partenaires extérieurs. L’entreprise se questionne, tandis que le salarié, souvent en perte d’estime de soi, a peur de perdre son emploi… Il faut alors permettre à chacun de cheminer, tout en respectant les procédures. 

Actuellement, la phase de confinement a révélé une nouvelle problématique : le tout numérique et la difficulté d’accès aux démarches en ligne et d’accès à l’information pour les salariés. Sur le plan humain, nous apprenons tous les jours ! »

Valérie Clerfayt,
assistante sociale, ASTAV
Santé au travail du valenciennois

Amélioration des conditions de travail

Après un Master II en « Ergonomie et conceptions des organisations du travail », Sabrina Girard devient consultante, après avoir été ingénieur d'études au CNRS. Depuis 2011, elle met ses compétences au service de la santé au travail et depuis 2017 avec STSA.


« J’interviens sur demande du médecin du travail qui suit l’entreprise et en liaison étroite avec lui. Mon premier travail est souvent d’expliquer mon expertise au chef d’entreprise !
Je peux intervenir sur un poste de travail, vis-à-vis de la situation particulière d’un salarié, pour préserver sa santé tout en restant performant. Je peux intervenir sur l’ensemble des situations de travail d’une entreprise, en prévention d’un risque d’altération de la santé pour plusieurs salariés. A cet égard, on peut citer, par exemple, un objectif de prévention des lombalgies ou des troubles musculo-squelettiques. Dans les deux cas, nous nous appuyons sur la culture de l'entreprise dans notre démarche d'accompagnement. Car c’est l’entreprise qui est actrice de « sa » santé au travail ! Nous lui apportons les expertises nécessaires. Mais, c’est elle qui maîtrise sa démarche. Par exemple, nous avons accompagné un salon de coiffure qui se réimplantait. Au début, nous avons donné quelques renseignements ponctuels. Puis, en travaillant sur plan, nous avons abordé plusieurs questions : sécurité incendie, circulations, produits toxiques, etc. Nous sommes allés au-delà du simple respect des normes et obligations, pour optimiser cette réimplantation en termes de santé des salariés. C’était entièrement compatible avec les résultats économiques du salon.

J’apporte donc un regard transversal, en intervenant quelles que soient la taille et l’activité de l’entreprise. Récemment, je suis intervenue avec l’équipe santé travail dans une entreprise du BTP, une boulangerie, une verrerie, des industries… Notre objectif, est de permettre à la TPE ou la PME de gagner en compétences et en autonomie pour améliorer ses performances en santé et sécurité au travail. Nous démarrons des « clusters QVT », en collaboration avec l’Aract (Agence régionale pour l’amélioration des conditions de travail). Dans ce cadre, nous suivons des entreprises pendant un an, avec cinq jours de formation et des intersessions. Cela permet aux entreprises de progresser par elles-mêmes sur « leurs » objectifs !

Je m’intègre toujours dans un travail d’équipe. Par exemple avec le médecin du travail, l’infirmière de santé au travail, l’assistante de santé au travail et les autres compétences du service de santé au travail. Nous croisons nos regards et partageons nos connaissances avec les entreprises. Les entreprises y gagnent ! Elles ont besoin de nous pour progresser ; nous avons besoin d’elles pour avancer. C’est une logique « gagnant-gagnant ». Par exemple, récemment, dans un magasin, un salarié atteint d’une maladie chronique et en invalidité de catégorie 2, a pu garder son emploi car l’employeur nous a écouté. Le dialogue entre employeur, salarié et professionnels de la santé au travail est source de solutions. Ce dialogue est d’autant plus important que le monde du travail est en mutation… De nombreuses entreprises changent de système de production. Car les nouvelles technologies, notamment numériques, bouleversent les relations au client autant que les relations au travail et les relations au sein du travail. Nous apportons un regard neutre, au cœur des dialogues nécessaires à la vie en entreprise. »

Sabrina Girard,
ergonome, STSA
Santé au travail de Sambre Avesnois

Aide à l’identification des risques

Après un BTS (Brevet de technicien supérieur) assistante de direction, Claire Roland est devenue assistante médicale en médecine du travail. Lors de la création du métier d’assistante santé travail, elle a été parmi les premières à se former… en 2008 ! Après avoir été assistante médicale et assistante santé travail pendant cinq ans, elle est devenue assistante santé travail à temps plein depuis 2015.


« Le coeur de mon métier est de me rendre en entreprise pour actualiser la fiche d’entreprise dans le but notamment de la conseiller sur la prévention des risques professionnels (travail sur écran, port des EPI, Covid, mesure ponctuelle d’éclairement, de bruit…). Cette « fiche » permet au médecin du travail, qui suit l’entreprise, d’avoir une « photographie » des risques présents au sein des différentes situations de travail. Je travaille donc en liaison étroite avec le médecin du travail qui assure le suivi de santé au travail des salariés d’une entreprise, dans le respect strict du secret professionnel et du secret de fabrication.


Ces visites d’entreprises me permettent aussi de présenter le service de santé au travail. Dans la majorité des cas, le responsable d’une TPE ou d’une PME méconnait tout ce que peut lui apporter son service de santé au travail. Dans le cadre de l’élaboration de la fiche d’entreprise, nous participons à l’évaluation des risques professionnels. Ceci aide l’entreprise dans le cadre de l’élaboration de son Document unique : à chaque unité de travail, l’entreprise doit évaluer les risques, et, en correspondance, identifier les moyens de prévention et les mesures à prendre. Notre fiche d’entreprise et le document unique doivent être cohérents.

Dans le cadre de mes missions, vis-à-vis de la fiche d’entreprise, je suis l’interlocutrice privilégiée des TPE/PME au cœur du dialogue entre le médecin du travail, l’équipe pluridisciplinaire et l’entreprise. Je suis une courroie essentielle de transmission entre les demandes, voire les « doléances », de l’entreprise et les préconisations de l’équipe de santé au travail, sous l’autorité du médecin du travail qui suit l’entreprise. J’interviens dans des entreprises de toute taille et de tout secteur d’activité. Notre connaissance de la réalité des entreprises est considérable ! »

Claire Roland,
assistante santé travail, MTA
Santé au travail de l’Aisne

Analyse et évaluation des risques

Soutenant, en octobre 2020, sa thèse d’ingénieur spécialisé en prévention des risques industriels (sur la toxicité des fumées de soudage), Aline Boyaval a d’abord obtenu un DUT Hygiène sécurité Environnement (option sécurité incendie), puis une licence en prévention des risques et maintenance environnement. Après plusieurs années en tant que responsable QSE dans la métallurgie et l’industrie pharmaceutique, elle a rejoint le CEDEST en septembre 2018.


« J’ai d’abord apporté une expertise nouvelle : la radioprotection en industrie et en milieu médical, en tant que Personne compétente en radioprotection (PCR). J’interviens également dans l’évaluation des risques pour les entreprises industrielles, notamment dans le secteur de la métallurgie, du fait de mon expérience professionnelle. J’interviens toujours en liaison étroite avec le médecin du travail. Je lui permets de disposer de données techniques. Parfois dans des situations d’urgence : par exemple, en cas de mise en demeure de l’inspection du travail ou en cas de détermination de l’inaptitude médicale.


J’interviens aussi hors situation d’urgence, dans l’accompagnement des entreprises pour l’évaluation des risques et l’élaboration de plans d’actions, notamment dans le cadre de l’actualisation du Document unique. Nous innovons en permanence au service des entreprises. Par exemple, plus de 180 entreprises ont suivis nos web séminaires dans le cadre de l’actualisation du Document unique face au Covid-19, au printemps 2020. Au cours de ces sessions, nous répondons à de nombreuses questions en direct, en partageant notre expertise entre plusieurs entreprises. L’information et la sensibilisation font partie de nos missions. Notre expertise se renforce au quotidien, au fur et à mesure de nos interventions « sur le terrain », en entreprises. Nous apportons à chaque entreprise l’information pertinente, car nous savons auprès de quel partenaire la trouver… Par exemple, nous travaillons sur un dépliant sur le risque ATEX (atmosphères explosives) en milieu portuaire, car nous avions des demandes en ce sens. Avec le médecin du travail et l’équipe santé travail, nous nous adaptons à chaque entreprise, à chaque instant ».

Aline Boyaval,
technicienne de prévention, CEDEST
Santé au travail du dunkerquois

Secrétariat médical

« Dans mes fonctions précédentes, je travaillais " avec et pour " des patients. Aujourd’hui, je travaille " avec et pour " des salariés, au service des médecins du travail et des entreprises adhérentes. En effet, avec mes collègues Astrid Dalle à Comines et Karine Lakhal à Halluin, nous sommes souvent à l’interface de l’entreprise et de son médecin du travail. Nous sommes en contact permanent avec les entreprises adhérentes et leurs salariés, autant pour la programmation des rendezvous, que pour les informer, les renseigner et les orienter.


En effet, les dispositions règlementaires de suivi médical en santé au travail changent… mais les entreprises en prennent conscience souvent avec un important décalage dans le temps ! Notamment les TPE et PME qui ne peuvent pas suivre au jour le jour les évolutions règlementaires en la matière. Nous avons presque un rôle de médiation pour leur expliquer les changements… De ce fait, nous avons un rôle d’écoute qui est essentiel, autant auprès des employeurs que des salariés. Ce rôle prend de l’importance, au fur et à mesure que les prestations s’adaptent de plus en plus à la situation de chacun, entreprise et salarié. Nous avons un rôle d’interface avec les équipes de santé au travail. Le médecin du travail a des collaborateurs : infirmières, assistantes de santé au travail, IPRP, ergonome, psychologues. La transmission des informations est essentielle dans la réussite d’une intervention.

Nous finissons par bien connaître les entreprises. Celles-ci nous connaissent bien également ! Une relation de confiance s’établit au fil des ans ! La réactivité est souvent essentielle pour trouver la solution à une question d’entreprise. Notre but est de rendre service à l’adhérent, qui paye pour cela… Nous jouons aussi un rôle essentiel dans l’accueil des salariés pour leur visite d’information et de prévention et/ou leur visite médicale. Nous effectuons aussi les examens complémentaires (visio, audio, test urinaire). Le contact humain est le cœur de notre métier. Bien sûr, nous sommes soumis au secret médical et professionnel »

Delphine Duquesnoy,
secrétaire médicale, SIM’UP
Santé au travail Métropole Nord Vallée de la Lys

Infirmier santé travail

Infirmière diplômée d’état (IDE), Jeanine Duquesne a d’abord travaillé 4 ans en Hospitalisation à domicile. Elle a intégré la « Médecine du travail de Lens », en restant à mi-temps infirmière libérale. Puis, après avoir passé son DIUST (Diplôme interuniversitaire en santé au travail), elle s’est consacrée à temps plein à la santé au travail. Aujourd’hui, elle coordonne 35 infirmières et infirmiers au sein d’ACTION SANTE TRAVAIL (AST).


« Les infirmiers réalisent des visites sur délégation du médecin du travail, pour deux tiers de leur temps. C’est à dire qu’ils reçoivent en consultation individuelle les salariés, non soumis à un risque particulier. Celui-ci peut toujours, s’il le demande, être reçu ultérieurement par le médecin du travail. Pour leur part, ils réalisent les visites d’information et de prévention. Si nécessaire, au décours de cette visite, ils adressent le salarié au médecin du travail, soit le jour même ou à une date ultérieure selon la situation. Pour chaque salarié reçu, la mission de l’infirmier est indissociable de celle du médecin du travail. Ils ont d’ailleurs des réunions d’échanges et de débriefing, une fois par semaine en moyenne, avec le médecin du travail. En pratique, le médecin du travail a un portefeuille d’entreprises : il confie, sur protocoles, le suivi de santé au travail des salariés à l’infirmier de santé au travail. Ceux-ci ont le devoir de lui signaler le cas de salariés qui relèvent d’une visite médicale. La connaissance des entreprises et le lien privilégié avec le médecin du travail assurent au salarié un suivi de santé au travail de qualité.

Pour un tiers de leur temps, ils participent à des actions en milieu de travail. Ceci permet d’agir en prévention au sein de l’entreprise, en liaison étroite avec l’équipe de santé au travail, animée et coordonnée par le médecin du travail. Ils interviennent dans des entreprises de toute taille et de toute activité. Bien sûr, les échanges sont couverts par le secret médical et professionnel, auquel ils sont astreints. »

Jeanine Duquesne,
infirmière coordinatrice, ACTION SANTÉ TRAVAIL
Santé au travail de l’Artois

Suivi de santé des salariés et des entreprises

Après des études de médecine, Alban Marquis a passé un diplôme de spécialité : le diplôme d’études spécialiséesde médecine du travail. Il est donc médecin spécialiste au même titre qu’un pneumologue, un dermatologue ou un cardiologue.
« Mon coeur de métier est la relation entre santé et travail d’une part et du travail sur la santé d’autre part. Mon rôle est de permettre à un salarié, atteint d’une maladie ou de séquelles d’accident, de conserver son emploi, voire de changer de métier. Il est également de concourir à éviter que le travail ne crée des troubles ou des maladies chez un salarié. Dans les deux cas, c’est un métier de dialogues : avec le salarié d’une part et avec l’employeur et les représentants du personnel d’autre part. Dans ces dialogues, l’expertise médicale est obligatoirement neutre.
En pratique, j’exerce une activité de suivi de la santé au travail de chaque salarié qui m’est confié à travers mon portefeuille d’entreprises. A ce titre, mon rôle va bien audelà de la détermination de l’aptitude médicale au poste de travail. Il s’agit de maîtriser les conséquences du travail sur la santé d’un salarié, autant que de lui permettre de garder une activité professionnelle en cas d’altération de sa santé, liée ou non liée à son travail. Cette mission est méconnue. Pourtant elle demande le concours de compétences hautement averties : il s’agit du maintien en emploi d’un salarié ayant une altération de sa santé. Dans l’intérêt du salarié et de son entreprise, le médecin du travail doit associer les compétences de l’ergonome et de l’assistant social, sauvegarder le dialogue avec le salarié et son entreprise, développer des relations avec nombre de partenaires extérieurs dont l’Assurance maladie. C’est un travail d’équipe, avec les assistantes médicales, les assistantes santé travail, les infirmiers de santé au travail, et l’ensemble des intervenants en prévention des risques professionnels (ergonomes, psychologues du travail, techniciens et ingénieurs HSE, toxicologues, assistant social).

J’interviens également sur le plan collectif pour « le suivi de santé d’une entreprise ». Dans son rôle de conseil en prévention des risques professionnels, vis-à-vis d’une situation donnée, le médecin du travail décide de l’action à mener au sein de l’entreprise. En pratique, il décide qui fait quoi au service de l’entreprise adhérente.

Les heures ne sont pas comptées ! En fait, mon métier croise de nombreux horizons : droit du travail, épidémiologie, médecine, hygiène industrielle, sciences humaines et sociales, etc. Le respect du secret médical et professionnel est le garant de la réussite, au-delà d’être une obligation déontologique qui s’impose à chaque médecin. L’accord du salarié est une autre obligation déontologique, tout aussi importante.

Anticiper est également une clé de voûte de notre métier. Anticiper le retour en emploi d’un salarié, qui reste acteur et décideur de son parcours professionnel. Anticiper les conséquences d’un risque sur l’ensemble des salariés d’une entreprise. Y développer la prévention, pour son développement et sa pérennité. La qualité du dialogue est gage de réussite ! »

Alban Marquis,
médecin du travail,
PÔLE SANTÉ TRAVAIL Métropole Nord

Risque toxique

Après l'obtention d'un doctorat en Chimie moléculaire, Vincent Aubert assure des fonctions de recherche et développement, tant dans le domaine public que privé, notamment comme chargé de projet en chimie électronique moléculaire ainsi qu'en peinture. Puis il assure les fonctions de responsable "substances chimiques" dans le secteur automobile. A ce titre, il assure la conformité à la réglementation, l'accompagnement des fournisseurs dans l'amélioration de leur gestion des substances chimiques et la formation-information des salariés aux risques chimiques. Il a rejoint l'ASMIS en 2019.


« Mon expérience professionnelle me permet d'apporter une connaissance des risques chimiques, des processus de fabrication et de la règlementation. Les entreprises de petite taille ont un besoin important et essentiel d'informations. Par exemple, récemment, une PME souhaitait développer un nouveau process en ayant recours à un produit contenant une substance soumise à l'annexe 14 du règlement REACh, qui régit la mise sur le marché, au niveau européen, des produits et substances chimiques. Je l'en ai informée, avec l'équipe de santé au travail. Elle a eu recours à un autre produit et a pu continuer son projet. Nous sommes là pour rendre service, dans le souci de préserver la santé de chacun.

Un autre exemple est une action auprès d'une direction des ressources humaines : mon rôle a été d'orienter, d'expliquer et vulgariser la maîtrise et l'approche du risque chimique. En 2020, l'ASMIS a intégré Toxilist, base d'informations partagées et collaboratives entre toxicologues de différents services de santé au travail. Toxilist permet de mieux appréhender les Fiches de données de sécurité des substances et produits chimiques qui entrent dans une entreprise. Aujourd'hui, il importe de mutualiser nos compétences et nos expériences au service des entreprises et de leurs salariés. Face à une entreprise, nous lui apportons une réponse précise et réaliste. Récemment, nous avons apporté à une entreprise de traitement de surface, des explications précises, argumentées et justifiées par rapport à ses investissements en équipement de prévention individuelle et collective. Dans chaque cas, le médecin du travail décide de notre intervention, au regard des besoins de chaque entreprise. La prise de conscience du risque chimique est variable d'une entreprise à une autre. Sans cette prise de conscience nous ne pouvons intervenir : mesures atmosphériques avec la Carsat, études des Fiches de données de sécurité, analyse de l'activité, information et sensibilisation, etc. Nos réponses et nos solutions sont adaptées à chaque entreprise. »

Vincent Aubert,
toxicologue, ASMIS
Santé au travail de la Somme

(Publié dans le N°52 : Votre cotisation, vos experts santé travail !) le 08/10/2020

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