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Les intérimaires aussi ont accès à un suivi de santé individuel

Le suivi de santé des intérimaires nécessite un dialogue étroit entre le salarié, l’agence d’intérim, l’entreprise utilisatrice et les deux médecins du travail concernés (celui de l’Entreprise de Travail Temporaire et celui de l’Entreprise Utilisatrice). Inutile de dire la diversité des missions d’intérim, sur le plan des expositions et des risques professionnels ! Le décret du 26 décembre 2016, applicable au 1er janvier 2017, a simplifié les différentes procédures. A ACTION SANTÉ TRAVAIL, depuis 2 ans, un groupe de travail, piloté par le Dr Marie-Christine Marek, a repensé l’organisation du suivi de santé des travailleurs intérimaires, avec l’aval et le soutien de la DIRECCTE (Direction Régionale des Entreprises, de le Consommation, de la Concurrence du Travail et de l’Emploi).

Le Dr Marie-Christine Marek, médecin du travail à ACTION SANTÉ TRAVAIL, situe les enjeux : « Un médecin du travail sur deux suit des intérimaires. Ce suivi relève de procédures spécifiques, car le salarié est embauché par l’entreprise d’intérim, mais la mission se déroule dans l’entreprise utilisatrice. Les risques auxquels sont exposés les salariés intérimaires concernent bien-sûr l’entreprise utilisatrice, qui est parfois loin de l’agence d’intérim et/ou du domicile du salarié concerné. Les médecins du travail de l’agence d’intérim et de l’entreprise utilisatrice sont tous les deux concernés par le suivi individuel de santé ». Dans son prochain numéro , Entreprise & Santé reviendra sur les modalités précises du suivi individuel de santé des travailleurs intérimaires, avec des témoignages d’entreprises adhérentes à ACTION SANTÉ TRAVAIL.

Moins de médecins du travail, mais autant de travailleurs intérimaires à suivre !

Référente du groupe de travail « Surveillance des Travailleurs Intérimaires » à ACTION SANTÉ TRAVAIL, le Dr Marie-Christine Marek précise l’objectif du projet : « Nous avons 17 centres fixes au service avec 222 600 salariés répartis sur plus de 15 000 entreprises, pour 80 médecins du travail. 50 % de nos médecins du travail suivaient des travailleurs embauchés par des agences d’intérim. Dans certains secteurs, nous avons vécu une baisse très importante du nombre de médecins du travail. Il fallait donc optimiser l’organisation générale ».

« Gagnant-Gagnant »

« Nous sommes organisés en 5 secteurs géographiques (Arras/Béthune/Bruay-St Pol/Hénin/Lens). Avec des médecins du travail volontaires, nous avons créé dans chaque secteur une équipe restreinte de médecins de travail dédiée au suivi de santé des travailleurs intérimaires. Nous avons élaboré un “Guide des bonnes pratiques à l’usage des Entreprise de Travail Temporaire et des Entreprises Utilisatrices “ . Entre la visite d’embauche et l’exposition réelle aux risques, il faut jouer “gagnant – gagnant” pour tous les acteurs concernés. Le suivi de santé doit être adapté aux risques réels auxquels sont exposés les salariés ». A été également élaborée une « Fiche de liaison simplifiée » servant à la traçabilité des expositions : celle-ci est complétée par l’entreprise utilisatrice, transmise à l’agence d’intérim puis au médecin du travail. D’autre part est en cours de mise en place un portail sécurisé APTINTERIM avec code d’accès confidentiel, qui permet à l’agence d’intérim de connaître les dernières dates du suivi de santé dont a déjà bénéficié le salarié intérimaire et d’ainsi de supprimer les demandes de rendez-vous inutiles.

“ Le suivi de santé doit être adaptée aux risques réels auxquels sont exposés les salariés “
DR MARIE-CHRISTINE MAREK, médecin du travail, AST.

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Dr Marie-Christine MAREK, médecin du travail, référente du groupe de travail, AST

SANTÉ AU TRAVAIL D’AIX-NOULETTE (AST)

1- Entreprise & Santé n° 39 (3ème trimestre 2017) à paraître en juillet 2017.

(Publié dans le N°38 : Obligations & Solutions !) le 19/04/2017

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Retrouvez dès le 11 mai 2017 la suite de l'article ici !

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