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SIEREM

Chez SIEREM, les machines de conditionnement naissent en toute sécurité !

SIEREM (devenue Optima Packaging France depuis le 26 décembre 2014) est une référence mondiale dans la mise en oeuvre de solutions « sur mesure » pour les projets industriels de machines de conditionnement automatique. Les 25 salariés du site de Comines assurent la conception (mécanique, électrique et électronique, développement et programmation informatique), la fabrication (bâtis, tôlerie, soudage et mécano-soudage, peinture), l’assemblage (mécanique, électrique, informatique), l’expédition et la mise en route. Les clients sont exigeants : secteur hygiène, alimentaire, pharmaceutique, parapharmacie, cosmétiques, chimie et filtration. Les machines de conditionnement de SIEREM ou du groupe OPTIMA savent tout emballer, en stérile ou non stérile : pilules ou comprimés, poudres, liquides, lingettes, couches, etc. et s’adaptent en fonction de la demande du client.

Les machines produites chez SIEREM, à Comines, sont installées et mises en route partout dans le monde… Du 100 % exportation ! « En permanence, nous nous adaptons à la demande de nos clients, partout dans le monde. C’est notre force », nous dit Grégory Lamarcq, responsable du site. « Notre priorité, c’est le carnet de commande. Avec le SIMUP, notre service de santé au travail, nous avons développé au fil des ans une collaboration permanente. Pour une petite entreprise, c’est essentiel d’avoir un partenariat fiable et continu pour anticiper les questions de sécurité et de santé au travail. D’autant que les normes et la réglementation évoluent sans cesse. Sans cela, comment ferait-on ? ».

Le trophée « Prévention »

« Ce trophée n’est pas anodin pour nous. C’est une forme de reconnaissance, qui concerne tous nos collaborateurs » précise Grégory Lamarcq. SIEREM a en effet reçu le trophée de la prévention 2015, remis par le SIMUP, à l’occasion des vœux de nouvelle année. En remettant ce trophée, Patrick Vandamme, président du SIMUP, souligne : « D’une manière générale, le rôle d’un service de santé au travail n’est pas toujours bien connu de l’entreprise qui nous perçoit encore souvent comme une obligation contraignante plutôt que comme un partenaire. Voilà pourquoi, il est important de mettre à l’honneur une entreprise qui participe au respect de la sécurité et de la santé des salariés et qui a su développer avec le SIMUP un véritable partenariat gagnant / gagnant ! ».

Toujours aller de l’avant !

Thomas Blanquin est Intervenant en Prévention des Risques Professionnels (IPRP) au sein du SIMUP. Il intervient chez SIEREM, en liaison étroite avec le docteur Françoise Flament, médecin du travail qui suit l’entreprise. « L’entreprise établit un plan d’action annuel, sur la base de l’évaluation des risques, colligés dans son DUER1 . Après évaluation du risque chimique en 2014, elle travaille à mettre aux normes sa cabine de peinture et substituer des produits dangereux par d’autres de moindre nocivité. En ce début d’année 2015, elle dépose une demande de Contrat de prévention auprès de la CARSAT, pour améliorer l’aspiration des fumées de soudage2 et mettre en place une table ergonomique pour les soudeurs. Ce ne sont que quelques exemples d’actions». Grégory Lamarcq conclut : « Avec le SIMUP, nous travaillons en toute quiétude. C’est comme cela que nous progressons chaque jour… ».

Il est important de mettre à l’honneur une entreprise qui participe au respect de la sécurité et de la santé des salariés
Patrick Vandamme, président du SIMUP

SIEREM (contructeur de machines)
25 salariés
Grégory LAMARCQ, Engineering manager
COMINES
SANTÉ AU TRAVAIL DE LA VALLÉE DE LA LYS (SIMUP)

1. Document Unique d’Évaluation des Risques.
2. Les fumées de soudage sont reconnues potentiellement CMR (Cancérogènes, Mutagènes et toxiques pour la Reproduction).

(Publié dans le N°30 : Audition et travail: entendre pour mieux s'entendre!) le 20/04/2015

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DE L’EVALUATION… A LA DISTINCTION !

Pour nombre de PME et TPE, l’évaluation des risques professionnels peut apparaître come étant une charge et une contrainte supplémentaires. Peu de moyens et peu de temps disponibles ajoutent à la difficulté ! Le SIMUP, Service de Santé au travail de la Vallée de la Lys, montre avec l’exemple de SIEREM qu’il peut en être tout autrement. Sept principes ressortent de cet exemple.

Se compléter

L’intervention de Thomas Blanquin, hygiéniste industriel de formation, complète celle de Françoise Flament, médecin du travail, qui reste l’interlocuteur « pivot » de l’entreprise. Le suivi de santé au travail des salariés, comprend un suivi de l’évaluation des risques assuré par Thomas Blanquin. Dans le respect des lois et règlements, s’agissant de l’élaboration de la Fiche d’Entreprise pour le médecin du travail, du Document Unique d’Evaluation des Risques pour l’entreprise. Le service de santé au travail complète les ressources de l’entreprise, dans un rôle « d’œil extérieur ».

Dialoguer

La qualité du dialogue avec les acteurs de l’entreprise est ici essentielle. C’est à partir d’une relation de confiance, qui s’instaure dans le cadre de relations régulières, que la TPE ou la PME va trouver dans cet « œil extérieur » des orientations pragmatiques et concrètes pour améliorer les situations de travail. Ces améliorations sont en phase avec l’obligation de performance économique d’entreprise. Tout en lui permettant les mises en conformité, qui lui sont souvent peu connues. Même si « nul n’est censé ignorer la loi ». Le Code du travail, en matière de sécurité et santé au travail n’est pas facile à assimiler…

Evaluer

La base de l’intervention de Thomas Blanquin, en liaison avec le docteur Françoise Flament, est d’apporter expertises et méthodes pour évaluer les différents risques présents. Dans de nombreuses situations, il éclaire l’entreprise sur la marche à suivre. Dans d’autres situations, il participe à l’analyse des risques et situations. L’analyse du risque chimique par exemple, relève de méthodologies précises, dans un environnement législatif et règlementaire complexe. Intervenant en Prévention des Risques Professionnels, Thomas Blanquin utilise des démarches et outils d’analyse éprouvés.

Prioriser

Les différents risques sont ainsi objectivés par une évaluation rigoureuse, qui sert au dialogue avec l’entreprise… et au sein de l’entreprise ! Ceci permet de les prioriser sur des critères opérationnels, notamment sur le niveau de dangerosité. Les moyens de prévention (organisationnels ou techniques) sont alors identifiés. Un plan d’actions peut être défini.

Agir

La décision appartient à l’entreprise. Le service de santé au travail a une mission de conseil auprès des salariés et des employeurs. Mais l’entreprise a besoin de suivi et d’évaluation pour mesurer l’efficacité de ses investissements et, le cas échéant, corriger le plan d’actions. Le SIMUP reste au côté de ses adhérents pour cette phase de suivi des préconisations et réalisations.

Accompagner

Il s’agit donc bien d’une relation d’accompagnement régulier dans laquelle s’engagent réciproquement l’entreprise et son service de santé au travail. L’exemple de SIEREM et du SIMUP est bâti sur ce modèle. Cet accompagnement permet de progresser régulièrement, tout en actualisant les évaluations de risques et d’en porter traçabilité.

Valoriser

Dans le respect des secrets de fabrication et des secrets professionnels, il est important de pourvoir échanger entre TPE et PME. La réussite est fruit d’enseignements. La valorisation permet d’être reconnu, autant qu’elle permet d’échanger sur les « méthodes qui marchent ». C’est l’esprit du « Trophée Prévention », initié par le SIMUP pour ses adhérents.

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