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LACTALIS NESTLE ULTRAFRAIS, salle de poudrage

Des yaourts pleins de santé… au travail !

LACTALIS NESTLE ULTRAFRAIS emploie près de 350 salariés à Cuincy près de Douai. Produits laitiers frais, yaourts et desserts lactés sont produits chaque jour dans des conditions très strictes d’hygiène. C’est dans le secteur de fabrication des yaourts que le docteur Isabelle Valter, médecin du travail à PÔLE SANTÉ TRAVAIL Métropole Nord, a proposé une étude, plus précisément au niveau de la salle de poudrage. Les différentes manipulations entraînaient un fort dégagement de poudres alimentaires : sucre, chocolat, arômes… L’étude a permis de proposer des actions correctrices car la prévention collective prime par rapport à la protection individuelle.

lactalis

Pour le docteur Isabelle Valter : « Même si ce sont des poudres alimentaires… ce sont quand même des poussières ! C’est au cours d’une réunion du Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail que la question a été soulevée pour la salle de poudrage. Nous y avons répondu avec une étude portant sur la qualité de l’air inhalé par les salariés. Les résultats de l’étude ont été présentés lors d’une autre réunion du Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail ». L’étude a été réalisée de mai à juillet 2011.

Une expertise extérieure

Valérie Dell’Oglio est infirmière au sein de l’entreprise Lactalis : « Les dosages atmosphériques ont été réalisés par Axelle Treiber, toxicologue industrielle au sein du Centre InterServices de Santé au Travail. Notre service de santé au travail, PÔLE SANTÉ TRAVAIL Métropole Nord, a pris en charge 60% du coût des dosages. Faire intervenir des spécialistes extérieurs à l’entreprise, c’est très important. Outre un apport de compétences, le croisement des différents regards (salariés, direction, membre du CHSCT, toxicologue industriel, médecin du travail) apporte des solutions réalistes ». L’étude a donné lieu à un rapport écrit.

Dès 4h du mat… !

Axelle Treiber, toxicologue industrielle, est venue équiper les salariés dès leur prise de poste, à 4 heures du matin. Elle a suivi deux postes de travail : de 4 heures à 12 heures et de 12 heures à 20 heures. « Les opérateurs ont travaillé avec un capteur d’air placé au cou, pour suivre le niveau d’exposition aux poussières inhalables, en zone sèche et en zone humide. J’ai relevé l’ensemble des tâches effectuées, pour repérer les phases les plus exposantes ».

Des suites concrètes

Pour limiter le niveau d’exposition, une modification de l’aspiration à la source a été préconisée au niveau de la pesée. Les devis sont en cours. Lors du pliage des sacs, il fut mis en évidence un niveau plus élevé sur un intérimaire. La formation au poste a été renforcée, avec le concours des « anciens ». Le dispositif de captation des poussières est revu dans son ensemble. « Des masques P2 sont à disposition des salariés, mais c’est la protection collective qui fait l’objet de dispositions prioritaires », conclut Valérie Dell’Oglio.

(Publié dans le N°17 : L'obligation de substitution) le 17/04/2012

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