Témoignages

Témoignages

HALTON

La santé au travail en mode projet avec l'AST 62-59!

Hottes, extracteurs d’air et plafonds filtrants n’ont pas de secret pour les 70 salariés des établissements HALTON, à Béthune. En 2012, l’élaboration de la fiche d’entreprise par le docteur Florence Augait, médecin du travail et Baptiste Le Rioux, ingénieur HSE à l’AST 62-59, est l’amorce d’un dialogue constructif. Un plan d’actions de prévention se dessine. Pour l’entreprise, cet échange lui permet d’actualiser son Document Unique d’Évaluation des Risques. En 2013, Mickaël Boitel, responsable de production, et Damien Dubrulle, responsable d’atelier et secrétaire du CHSCT1 , suivent une formation sur la prévention de la pénibilité. La thématique du bruit est alors ciblée. La qualité des échanges entre les spécialistes de l’AST 62-59, les salariés et la direction d’HALTON ouvre vite d’autres horizons.

Le docteur Florence Augait est le médecin du travail qui suit l’entreprise pour l’AST 62-59 : « La confiance mutuelle est essentielle pour la réussite d’un projet de santé au travail au sein d’une entreprise. Chez Halton, au fur et à mesure des contacts, nous avons trouvé cette relation de confiance, tant avec les salariés, que l’encadrement et la direction ». Pour Mickaël Boitel : « Nous nous sentons épaulés et le personnel est étroitement associé à la démarche. En pratique, il faut que chacun puisse s’approprier le sujet abordé ». Au sein de l’atelier, 35 salariés sont concernés : assembleurs, câbleurs, soudeurs TIG, opérateurs sur machines (cisaillage, pointage, pliage), etc.

Recueillir les avis

« Le bruit fait partie des risques auxquels on s’habitue » note Florence Augait. «Les casques de protection ou les bouchons d’oreille ne sont pas toujours portés. Il faut comprendre pourquoi ». Stagiaire en ergonomie chez HALTON, Grâce Oyane a conçu un questionnaire adapté à l’entreprise. Chaque salarié a pu lui confier son point de vue sur les Équipements de Protection auditive Individuelle. Pour la Direction d’Halton : « Cette intervention a été remarquable. Il est capital de connaître les attentes, les retours et les avis des salariés, poste par poste ».

Mesurer les niveaux d’exposition

Baptiste Le Rioux est ingénieur HSE à l’AST 62-59 : « Des études des postes ont été réalisées pendant les mesurages de niveaux de bruit, par sonomètre ou dosimétrie. C’est nécessaire pour l’interprétation des résultats. Cela a aussi permis de mettre en avant d’autres projets de prévention : ergonomie sur différents postes, prévention vis-à-vis des fumées de soudage. Une sensibilisation des salariés au risque lié à la soudure a été effectuée ». Technicienne à l’AST 62-59, Christelle Vinsot a réalisé, à la demande de l’entreprise, une cartographie de l’exposition au bruit.

Informer et échanger

Puis, par groupe de huit à dix, les salariés ont été invités, à une réunion d’information et d’échanges. « A partir des résultats des mesurages, avec photos pour chaque situation de travail, chacun a pu s’identifier, prendre conscience de son exposition et échanger. En partant du vécu de chacun » nous précise Baptiste Le Rioux.

Un projet global

« C’est un véritable travail d’équipe » précise Florence Augait. Et Baptiste Le Rioux d’ajouter : « Le plus intéressant, ce sont les échanges avec les managers et la direction et surtout la proximité avec les salariés pendant les sensibilisations et études sur le terrain, permettant la proposition d’actions qui construisent alors un projet global au sein duquel chacun s’implique ». Florence Augait conclut : « C’est pour eux que nous sommes là »

Article en ligne prochainement, avec un prolongement uniquement sur le site web

La prévention prend vie si on part du vécu
Florence Augait, Médecin du travail,
AST 62-59

HALTON (Climatisation intérieure)
70 salariés
Mickaël Boitel, Responsable de production
BETHUNE

SANTE AU TRAVAIL D’ARRAS-BETHUNE-HENIN-LENS (AST 62-59)

1 Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail.

(Publié dans le N°30 : Audition et travail: entendre pour mieux s'entendre!) le 20/04/2015

esp-header

L’AUDITION PEUT MENER A LA PREVENTION

« L’AUDITION PEUT MENER A LA PREVENTION »

nous déclare Florence AUGAIT, médecin du travail à l’AST 62-59.

Suite à une demande de sensibilisation sur les risques professionnels, exprimée par l’entreprise HALTON, il est décidé de procéder par étapes et de cibler une première action sur la problématique bruit. L’un des objectifs est l’amélioration du respect du port des protections contre le bruit. Tout se construit en mode projet, en dialogue étroit avec l’entreprise.

Six principes de base

Cette action ciblée sur le bruit s’est bâtie avec six principes, qui en garantit le succès :
•Connaître les attentes et les questionnements des salariés
•Impliquer tous les salariés à la démarche, selon une méthode de démarche participative
•Adapter la sensibilisation à la réalité du terrain et selon leurs besoins
•Comprendre pourquoi certains salariés ne portent pas leurs Equipements de Protection Contre le Bruit (EPCB)
•Suite aux échanges, trouver les actions à mettre en place, selon la logique de « plans d’actions »
•Mettre en débats les idées et les points de vue.

Utiliser les « données qui parlent »

Les mesures de bruit réalisées par la technicienne en métrologie (dosimétrie et cartographie) ont permis :
•De déterminer le niveau d’exposition sonore des salariés, en fonction des postes
•D’aider l’employeur à répondre à l’obligation de mesurage
•De s’appuyer sur des données qui « parlent » aux salariés, avec un point de dialogue pragmatique, formulé de manière didactique : « Qui est exposé à combien sur son poste de travail ? »
Les séances de sensibilisation des salariés sur le risque bruit ont permis :
•D’expliquer la réglementation
•D’expliquer pourquoi il faut se protéger et comment
•Donner aux salariés quelques notions de base sur le bruit
•Donner et expliquer les niveaux sonores mesurés dans l’entreprise
•D’expliquer les conséquences gravissimes du « non port » ou du « retrait occasionnel »
•De montrer, échantillons à l’appui, comment bien choisir, et porter les Equipements de Protection Contre le Bruit.
•Faire le parallèle avec la surveillance médicale, notamment les audiogrammes.
L’implication des salariés dans la démarche de recherches d’équipements adaptés est essentielle. Elle en garantit le succès.

L’ouverture à d’autres projets

Grâce à l’implication de l’entreprise à tous les niveaux (salariés, hiérarchie, employeur), la démarche participative a permis la mise en relief de pistes d’actions d’améliorations et a mis en débat d’autres projets de prévention pouvant être mis en place dans l’entreprise.
L’activité de soudure est également abordée sur le mode projet :
•Mise en place de prélèvements avec l’intervention d’un toxicologue de l’AST62-59 ;
•Sensibilisation des salariés sur les risques liés à la soudure
•Réflexion concertée sur les études ergonomiques à mettre en place sur les postes de soudeurs, en vue de diminuer le port de charges lourdes et postures contraignantes, avec l’intervention d’une ergonome de l’AST62-59 ; cette réflexion aborde des questions d’organisation du travail ;
Ceci aboutit à des actions de prévention ciblées, en cours de réalisation.

Confiances et dialogues au cœur de la réussite

Les temps de restitution à l’entreprise sont des moments essentiels : des propositions d’actions de prévention à mettre en place sont présentées, avec bilan et évaluation des actions réalisées ou en cours. La qualité de la relation avec l’ensemble de l’entreprise (du salarié à son poste de travail à la direction, en passant par les instances représentatives du personnel) permet de mettre en débat les questionnements et les projets. Partant de la mise à jour de la fiche d’entreprise en 2012, l’AST 62-59 accompagne l’entreprise HALTON dans des plans d’actions ciblés, qui constituent autant d’améliorations progressives des situations de travail.

Ils nous ont dit…

« Cette formation m’as permis de mieux comprendre les dangers du bruit et les conséquences qui peuvent être irréversibles » Joël T.
« Avec les EPI, le bruit est mon ami » Antonio C.
« Les EPI apportent confort, et sécurité dans l’atelier » Philippe B., Emmanuel D., Bruno D.
« Cette sensibilisation nous a aidés au quotidien à faire respecter le port des EPI en faisant prendre conscience du risque » Damien D.
« Un travail d’équipe entre le service de santé au travail, le personnel de production et la direction a permis de mener à terme ce projet » Equipe de direction

Témoignages