Témoignages

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FAIVELEY TRANSPORT

Associer l’ensemble du personnel sur des objectifs concrets

Chacun d’entre nous est certainement monté un jour dans un train ou un métro, équipé de système de freinages FAIVELEY TRANSPORT, produit à Amiens… Groupe français, FAIVELEY TRANSPORT est l’un des premiers équipementiers ferroviaires au monde. Sur le site d’Amiens, 350 salariés conçoivent et fabriquent  des systèmes de freinage, du bureau d’étude à l’assemblage et aux tests en ateliers. La réforme des retraites de novembre 2010 impose à tout employeur de mettre en place des actions de prévention de la pénibilité et de tenir des fiches individuelles de prévention de l’exposition. FAIVELEY TRANSPORT s’est engagé dans une démarche très rigoureuse, en associant le Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) et les Délégués du Personnel.

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36 000 articles entrent dans la fabrication des systèmes de freinage. Les essais sont automatisés, tandis que l’assemblage est manuel à 90 %. Pour Fabrice Veret, responsable HSE : « L’entreprise est proactive en matière de prévention et d’amélioration des conditions de travail. Pour cela, l’ASMIS, notre service de santé au travail, est notre partenaire naturel. Par exemple, la prévention des TMS (Troubles Musculo-Squelettiques), avec l’ergonomie, fait partie de notre programme de management de la sécurité. Ainsi que l’aménagement des postes en cas de restriction médicale ou la gestion des fins de carrière pour les seniors… Il faut prendre les obligations légales comme une opportunité d’amélioration, une des données d’entrée d’un plan de prévention des risques professionnels et non comme une contrainte».

La concertation, première condition de réussite

A FAIVELEY TRANSPORT, l’approche de la pénibilité au travail entre dans la dynamique créée par le Document Unique d’Évaluation des Risques (DUER), que chaque entreprise doit avoir réalisé, en application de la loi. « La question est : comment prend-on le sujet ? La réponse est : en travaillant en équipe avec une démarche progressive qui permet l’adhésion de chacun. Nous avons mis en place un groupe de travail qui comprend 2 membres du CHSCT, 4 représentants du personnel, les ressources humaines, l’infirmière, le Docteur Francis Van der Biest, notre médecin du travail et un représentant du bureau Méthodes. Il faut parler le même langage. La pénibilité est à l’ordre du jour de chaque réunion trimestrielle de notre CHSCT, de manière à faire un état d’avancement de notre plan d’action».

La rigueur, deuxième condition de réussite

« Avec l’aide de l’ASMIS, sur la base des outils disponibles, nous avons recensé les critères de pénibilité et refait l’historique des expositions depuis 10 ans. Ceci nous a permis de savoir, par exemple, à quoi penser devant les manutentions manuelles. De manière collégiale nous avons ciblé les postes de travail et les opérations les plus pénibles. Puis nous sommes allés voir les opérateurs aux postes de travail. Prendre en compte le travail réalisé, et non pas ce qui est prescrit, est essentiel. En fonction de ces relevés, le groupe de travail a élaboré un plan d’action : 10 unités de travail prioritaires, 103 actions ciblées, 23 réalisées et 17 en cours. Par exemple, des chariots rehausseurs ont été achetés. Les investissements sont réalisés sur plusieurs années, en fonction des budgets. Ces actions sont validées avec les opérateurs ». Le mot de la fin revient au docteur Van der Biest : « Cette action est remarquable. Les TPE et PME peuvent s’inspirer de cette démarche. Nous sommes là pour les aider ».

Les obligations légales ne sont pas une contrainte, mais une donnée d’entrée”

Fabrice Veret,
responsable HSE, FAIVELEY TRANSPORT
Équipementier de matériel ferroviaire

(Publié dans le N°22 : Apprentissage: apprendre la santé!) le 15/05/2009

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