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Debèvre

Face à un traumatisme dans l'entreprise, vous n'êtes pas seuls !

Comment réagir en cas d’agression ou d’accident grave sur le lieu de travail ? Beaucoup de chefs d’entreprise se retrouvent bien souvent démunis dans ces situations délicates. Ils ne sont pourtant pas seuls. Pour être épaulé, il suffit de décrocher son téléphone et d’appeler son Service de Santé au Travail. Suivons l’exemple de l’entreprise Debèvre, 111 salariés.

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Premier accident grave depuis plus de 30 ans d’existence, un salarié grièvement blessé, son collègue choqué… il a fallu réagir très vite. Suite à la chute d’un salarié d’une nacelle en décembre 2008, l’entreprise Debèvre, fabricant et monteur de gaine métallique pour climatisation, a du faire face à l’exceptionnel. Premier accident grave depuis plus de 30 ans d’existence, un salarié grièvement blessé, son collègue choqué… il a fallu réagir très vite. Les secours sont intervenus et ont emmené le blessé. Le lendemain de l’accident, Christian Decoster, responsable administratif et financier, est entré en contact avec Bernard Bonte, médecin du travail à la Santé au Travail Flandres Audomarois (STFA). Ce dernier a tout de suite proposé une prise en charge psychologique pour le salarié témoin de l’accident. « J’ai compris que nous pouvions disposer de son aide pour mettre en place un suivi psychologique », confie Christian Decoster, « le médecin a été particulièrement réactif. Dès le lendemain, il était sur les lieux. Une collaboration active s’est établie pour soutenir le salarié traumatisé ».

De la nécessité d’un suivi…

Le salarié témoin de l’accident ne souhaitant pas poursuivre dans un premier temps L’accompagnement, il s’y est finalement soumis, conscient de la nécessité d’être suivi après un tel choc. Quant au blessé, il est actuellement en période de rééducation. Selon Christian Decoster, « il souhaite reprendre son activité dès qu’il ira mieux. Par ailleurs, l’entreprise le soutient. Patrice Debèvre, PDG, lui rend visite fréquemment. Nous sommes tous mobilisés pour qu’il reprenne un poste qui conviendra le mieux à son état de santé ». Dès lors, en cas d’accident, comme pour l’entreprise Debèvre, ou d’une agression, comme un braquage par exemple, ayez le réflexe d’appeler votre Service de Santé au Travail.

A noter

La Santé au Travail de Valenciennes (ASTAV) a mis en place une convention avec le SAVU (Service d’Aide aux Victimes en Urgence) pour répondre aux besoins des entreprises adhérentes, dont les salariés ont subi un traumatisme. Le SAVU peut intervenir dans l’entreprise à la demande du médecin du travail suite à une agression ou un accident grave. Une fois sur place, la collaboration Santé au Travail et SAVU s’opère pour évaluer les éventuels besoins de suivi psychologique des victimes. Selon la gravité, une prise en charge individuelle ou collective peut être mise en place, avec continuité hors du lieu de travail. Ce service est totalement gratuit et confidentiel. Cette collaboration proposée par la Santé au Travail valenciennoise (ASTAV) est un plus pour les entreprises, qui trouvent ici écoute et réactivité.

DEBRIEFING

Le « debriefing » est un entretien qui suit une action réalisée à plusieurs ou un évènement (ex : match sportif, action commerciale, …). Dans le cas présent, le « debriefing » s’applique à un évènement stressant ou traumatisant. Sa finalité est de lever la souffrance psychique liée à l’évènement, par l’écoute des paroles de la victime. S’il est réalisé sur place et dans l’immédiateté de l’évènement, on parle de « defusing ». Si la souffrance est très importante ou en cas d’évènements répétés, le débriefing rentre dans le cadre d’une prise en charge psychologique suivie de la victime.

(Publié dans le N°6 : Gestes répétitifs vous avez dit ) le 15/05/2009

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