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CIMENTS RENFORCÉS INDUSTRIES

La lutte contre le bruit, un travail de longue haleine !

Membre du Groupe Etex, Ciments Renforcés Industries (CRI) produit des systèmes de construction pour la toiture, la façade et l’aménagement intérieur. Le produit « phare » est la plaque ondulée en fibre-ciment. 64 salariés travaillent sur le site d’Haulchin, dirigé par Brice Gatez, près de Valenciennes. L’usine est impressionnante : la chaîne de production fait 150 mètres de long… Les ciments, fibres et autres composants passent d’abord dans des mélangeurs. Après passage dans des cuviers, la fibre-ciment est écoulée sur un tapis roulant avant d’être découpée et mise en forme sous forme de plaques, qui entrent alors en phase de mûrissement. Face au bruit, la collaboration avec l’Association de Santé au Travail de l’Arrondissement de Valenciennes, s’inscrit dans la durée.

Le docteur Stamatis Klonaris est médecin du travail à l’ASTAV. Il suit CRI depuis 2010 : « J’ai poursuivi la démarche d’évaluation régulière du bruit, initiée par mon prédécesseur, le docteur Robinet. La continuité est importante face au risque bruit. En complément des audiogrammes que nous faisons régulièrement pour chaque salarié, nous réalisons des dosimétries. Le salarié exposé porte un appareil durant toute la durée du travail. En fonction des niveaux mesurés, on extrapole une dose de bruit qui correspond à ce qu’a reçu le salarié sur son poste de travail. On peut alors se situer par rapport à la règlementation. La respecter, c’est le minimum. Aller au-delà c’est encore mieux ». Au niveau d’installations industrielles, comme celle de CRI, le port d’Equipements de Protection Individuelle est complémentaire de la réduction du niveau de bruit à la source.

Un travail de longue haleine

Joël Delfolie est animateur sécurité chez CRI : « Pour nous, les relevés de bruit annuels sont obligatoires. La collaboration avec l’ASTAV nous permet de bénéficier d’une expertise extérieure. Effectivement, nous définissons ensemble les endroits où placer les sonomètres pour une évaluation d’ambiance. Mais la dosimétrie nous permet de savoir exactement le niveau d’exposition en fonction des tâches effectuées. Nous effectuons des visites au sein de l’usine avec monsieur Bruno Figurski, technicien supérieur QHSE à l’ASTAV. Le dialogue avec notre médecin du travail et ses collaborateurs, au plus près de nos salariés est essentiel. C‘est sur le moyen ou long terme que l’on peut maitriser le bruit à la source, compte tenu des investissements nécessaires, en continu ». Par exemple, les cabines de commandes ont été insonorisées ; en 2013, des silencieux ont été posés sur chaque pompe à vide. A chaque année, son programme d’investissement. Chaque salarié a, à sa disposition, des bouchons d’oreille moulés et personnels. Des casques sont également à disposition.

Des relevés préciset rigoureux

Pour Bruno Figurski, technicien supérieur QHSE à l’ASTAV : « Durant les mesures de niveau par sonomètre ou dosimètre, nous sommes aux côtés des salariés. En effet, il est impératif de connaître les tâches réalisées pour interpréter les résultats et formuler des préconisations. Par exemple sur la maîtrise des bruits parasites. Tous les ans nous réalisons un passage. A la fin de 2014, nous avions ainsi effectué 62 points de mesures au sein de l’usine. Chaque salarié exposé a une dosimétrie tous les deux ans ». Toutes les mesures sont présentées en Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail. A noter que sur le plan Sécurité, l’usine est certifiée OHSAS 180001.

CIMENTS RENFORCÉS INDUSTRIES,
systèmes de construction
64 salariés

Brice Gatez, Dirigeant
Joël Delfolie, Animateur sécurité

HAULCHIN

SANTE AU TRAVAIL DE VALENCIENNES (ASTAV)

(Publié dans le N°30 : Audition et travail: entendre pour mieux s'entendre!) le 18/05/2015

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