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Capitaine Houat, entreprise de mareyage, Boulogne-sur-Mer

L'ergonomie au-devant des TMS

Un lien existe entre les contraintes de production et les TMS. Aujourd’hui, la santé des salariés est devenue un enjeu majeur pour Capitaine Houat. Aménagements des postes de travail, meilleure organisation, bon dialogue social sont autant de pistes que l’entreprise explore pour limiter le risque des TMS. Reportage.

“Nous avons la volonté d’agir en amont et de travailler de concert avec les acteurs institutionnels de la prévention.” Valérie Nguyen, Adjoint du directeur

Capitaine Houat, qui est né en 1988 à Lorient, a créé un deuxième site à Boulogne-sur-Mer (100 salariés) avec pour principales activités le filetage, le mareyage et l’emballage de poisson frais. En 2006, l’entreprise entre dans une démarche de développement économique et sociale durable. C’est dans ce contexte que se place la lutte contre l’apparition des TMS. Valéry Nguyen, adjoint du directeur, ajoute :* « Nous avons la volonté d’agir en amont et de travailler de concert avec les acteurs institu- tionnels de la prévention que sont la CRAM Nord Picardie et la Santé au Travail de Coquelles (ASTIL 62). Notre entreprise compte également dans ses rangs un ergonome de formation qui suit l’évolution du projet ».*

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Faciliter le travail du personnel

Au chapitre des aménagements de poste, le gros chantier c’est la mise en place d’une première ligne de filetage semi-automatique avec prise en compte de l’ergonomie. Le poisson arrive soit par « bin » (caisse de 300kg), soit par caisse plastique (40 à 50kg) soit par caisse polystyrène (palettes de 550kg). Aujourd’hui le poisson arrivant par « bin » est manipulé avec le « débineur », machine qui retourne la caisse électriquement. Le poisson est alors déglacé et trié puis mis dans des caisses de 25kg. Les caisses sont alors distribuées aux différentes tables de filetage. Le poisson arrivant par palette en caisse polystyrène est acheminé vers un monte charge en début de la ligne de filetage semi-automatique. Un opérateur prend les caisses et les vides une par une dans une trémie de déglaçage. Le poisson passe alors dans une laveuse. Sur cette nouvelle ligne, les postes de filetage ont des plateformes réglables en hauteur pour s’adapter à la taille des opérateurs.

Aussitôt installée, aussitôt améliorée

Après observation, des améliorations ont encore été apportées. Il restait une manutention manuelle de caisse de 50kg à transporter à 2 personnes. « Nous avons conçu un bras mécanique pneumatique pour soulever ces caisses, explique Valéry Nguyen. Nous avons aussi descendu le bac où l’opérateur prend le poisson à une hauteur située sous le niveau du coeur, allongé la table de travail de 10cm, et adapté le poste pour droitier et gaucher avec aménagement d’une trappe pour les déchets ». Une belle démonstration de l’engagement pour la santé des salariés !

(Publié dans le N°4 : Dîtes oui à ) le 15/10/2008

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