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BORAX

Quand borates et psychologie font bon ménage !

10 000 tonnes de borates sortent, chaque année, de l’usine BORAX, à Coudekerque, près de Dunkerque. Sous forme liquide ou sous une granulométrie de haute qualité. Car les 42 salariés du site fabriquent du « haut de gamme » pour des centaines d’applications très spécifique : pharmacie, nucléaire, agriculture, laboratoires… jusqu’aux fabricants de colle amidonnée pour carton. Au sein du groupe minéralier international Rio Tinto, les borates les plus purs sont produits à Coudekerque. Un avenir garanti pour le site. Pourtant, stress, inquiétudes et mal-être avaient gagné l’ensemble du personnel…

!(left)/assets/dyn-img/bibliotheque/borax.jpg(Borax)! Nommée directrice générale en septembre 2011, madame Mélyne Blondeel, décide de tout mettre à plat. Elle en parle au docteur Blandine Descamps, médecin du travail au Service de Santé au Travail de Dunkerque (CEDEST). Elle suit l’entreprise depuis début 2011. Elle était arrivée aux mêmes conclusions. Sur sa proposition, Il est alors décidé de faire appel à monsieur Fabrice Louchart, psychologue du travail de la Société d’Ingénierie Sociale d’Entreprises (S.I.S.E.1). h2. A problème évident, solution adaptée Pour le docteur Blandine Descamps : « L’usine bénéficie d’un personnel d’atelier dont le savoir faire, acquis sur 20 à 30 ans, est unique. Différentes restructurations, antérieures à 2011 et incomprises par le personnel, ont généré un stress permanent et un absentéisme croissant. Le CHSCT (Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail) en avait parfaitement conscience ». Son secrétaire, qui est aujourd’hui monsieur Franck Lahaeye, et le responsable Sécurité, monsieur Stéphane Wojcik ont été associés à la démarche. h2. Chaque salarié parle au psychologue du travail !(right)/assets/dyn-img/bibliotheque/borax-2.jpg(Borax)! De juin à septembre 2012, Fabrice Louchart, psychologue du travail, a réalisé des entretiens d’une heure en moyenne avec chaque salarié. Ceci donne une vision globale, au sein de laquelle chacun a apporté sa contribution. La restitution, en Comité de Pilotage, est anonyme. Elle débouche sur un plan d’action. Pour Fabrice Louchart : « Ce plan d’action est axé sur le futur et la prévention du risque psychosocial. Il a inclus une formation des cadres. En effet, les managers, relais de compétences à long terme, vivent un stress lié à leur fonction. Ils doivent avoir un vocabulaire commun et ne pas générer plus de stress que la fonction ne l’exige ! Pour les opérateurs, le devenir de l’entreprise était synonyme d’inquiétude, majorée par une incompréhension des messages de la direction et la proximité du départ en retraite des anciens ». Des investissements sur les machines, l’amélioration de la fonctionnalité du bâtiment, la mise en place d’une étude ergonomique, la gestion prévisionnelle des emplois et des carrières ont fait l’objet d’explication simple et concrète. h2. La direction peut apprendre à parler aux opérateurs « Les résultats sont là ! », témoigne Mélyne Blondeel. « L’approche de la santé au travail nous a permis de voir ce que nous ne voyions plus. Ce qui parle aux dirigeants (par exemple les courbes et les chiffres), ne parle pas aux opérateurs. Cet accompagnement s’est révélé très efficace. Et en plus, personnellement, je ne fais pas plus de choses qu’avant… Je le fais différemment. »

Les résultats sont là !

Mélyne Blondeel,
Directrice générale, BORAX

1. S.I.S.E. : Quai des entreprises, Parc d’Affaires, 430 Bd du Parc, 62903, Coquelles – Tél. : 03 21 85 51 76 ; Fax : 03 21 85 51 80 07

(Publié dans le N°21 : Partir, c'est bien... arriver, c'est mieux !) le 26/02/2013

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